Aujourd’hui, c’est le début de la Fierté 2025 et j’avais envie de partager quelque chose de personnel, peu connue des gens en lien avec la communauté LGBTQIA+. Avant tout, il faut savoir que l’identité sexuelle n’est pas figée dans le temps, ça peut changer chaque jour. Je me suis identifié pansexuel très longtemps, mais ce n’est plus le cas aujourd’hui, et ce, depuis quelques années. Ça m’a pris du temps pour trouver les bons termes pour nommer qui je suis, je suis aromantique et asexuel et je vous explique ce que cela veut dire.
Aromantique : il s’agit d’une personne qui n’éprouve peu ou pas d’attirance romantique, donc de sentiments amoureux.
Asexuel : il s’agit d’une personne qui éprouve peu ou pas d’attirance sexuelle.
Ça m’a pris du temps à réaliser que j’étais plus heureuse seule qu’en couple et que le contact humain, l’intimité ne m’intéressait plus. Ça fait environ trois ans que je m’identifie comme être une femme solo, parce que c’est souvent compliqué d’expliquer ce qu’est l’aromantisme et l’asexualité. Moi-même, j’ai fait beaucoup de recherches pour bien comprendre pour être en mesure d’en parler. Ce texte est important pour moi puisque c’est la première fois que je dis clairement que je suis « aro-ace », un diminutif que j’ai trouvé durant mes recherches.

Longtemps, je me suis demandé si j’étais normale, si j’étais la seule à être comme je suis. Il y a des femmes qui m’entourent qui sont célibataires, mais qui souhaitent rencontrer quelqu’un ou bien qui sont tout de même active sexuellement, etc. Mais je ne connais personne qui comme moi, n’est pas attiré vers l’amour et le sexe. J’ai l’impression qu’on est beaucoup plus à être aromantique et/ou assexuel, mais on n’en parle tellement pas, ce n’est pas connu. Quand j’ai découvert ses deux identités sexuel et que j’ai pu ENFIN m’identifié, avoir un mot pour décrire comment je me sens, qui je suis, j’avoue que ça m’a rassurée. Pas que j’avais besoin d’être « catégorisé » , avoir une étiquette ou mise dans une case, mais plus de pouvoir mieux comprendre et ne plus vivre dans l’inconnu et comme un imposteur dans ma tête et dans mon cœur.
Avec ce texte, j’avais envie d’ouvrir une porte pour que des personnes comme moi, puisse découvrir ce qu’est l’aromantisme et l’asexualité. Ça peut être un soulagement de trouver son identité, de sentir qu’on fait partie d’une communauté. Encore trop de personnes vivent avec des troubles de santés mentales en ne sachant pas qui ils ou elles sont. Pour moi, ça m’a permis d’arrêter d’essayer de comprendre et d’enfin bien vivre, que non, ce n’est pas anormal, mais juste moins connu. Que j’ai entièrement le droit de ne pas aimer une personne et de ne pas avoir de désir sexuel, malgré ce que la société reflète, que le bonheur existe en étant en couple avec une sexualité épanouit.
J’aurais aimé vous partager des ressources, des sites québécois avec de bonnes références, mais pour être honnête, je n’ai presque rien trouvé. Même sur les sites Interligne, le Conseil québécois LGBT et Fierté Montréal. J’ai trouvé des groupes Facebook, des entrevues, des groupes de discussions, des articles personnels, mais c’est tout.
En espérant que ce court texte rejoindra quelqu’un qui en aura besoin.
Bonne Fierté 2025 !



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