Statut Facebook
14 juillet 2017
Quand je suis arrivé dans mon salon avec mon bol de yogourt avec framboise sur le bord de mourir, il y avait un gros insecte sur mon divan. Probablement un voyageur que j’ai ramené avec mon sac du chalet. Il ne savait pas où aller, il semblait perdu. Il était si petit, inoffensif et fragile. Je me suis demandé pourquoi on a le réflexe de les écraser? Pourquoi? Je me suis dit « parce qu’on l’a toujours fait! ». J’ai donc pris le disque des Sœurs Boulay qui se trouvait sur ma table et je l’ai laissé y monter. Je suis sortie sur mon balcon, en t-shirt, bobette et les boutes qui pointaient. Je l’ai encore observée et j’ai eu l’impression qu’on se comprenait. Tous deux perdus, seuls, sans savoir ce qui nous arrivera et sans savoir où aller. J’ai cherché le meilleur endroit pour le déposer. Je l’ai finalement déposé sur mon perron, en me disant qu’il prendrait le chemin qu’il voudra, après tout, c’est à lui de décider pour lui-même!
Je suis toujours en mode « j’apprends à vivre avec ce qui m’arrive, avec les outils qu’on me donne, mais c’est long, pas facile, je fais des efforts, etc. ». Je suis toujours en arrêt de travail. Aujourd’hui, j’ai l’impression d’être dans un tourbillon de questions, de ne pas trop savoir quoi penser et par où commencer. Je viens de me lever, encore plus tard de ce que j’aurais voulu. J’ai encore mal dormi, les cauchemars qui ne cessent d’envahir mes nuits. J’ai mal à l’estomac, les reflux sont de plus en plus violents. J’ai une gueule de merde, cerné pis toute et juste de me regarder dans le miroir me décourage. Il y a tant d’émotions qui m’envahissent à l’instant, mais si peu qui sont réconfortants.
Mes états d’âmes deviennent de plus en plus lourds. On me tend des mains que je refuse, par peur? Non. Tout simplement parce qu’elles ne sont pas suffisantes. Elles sont douces, mais temporaires. Je filtre les nombreux conseils qu’on me donne, certains maladroits, d’autres trop drastique et quelques-uns réconfortant. Je suis bien entourée, mais comme une bonne amie m’a si bien dit : accepter de demander et d’accepter que nos proches veuillent nous aider est la chose la plus difficile. Ostie que c’est vrai! J’me plains pas. Non. J’exprime la douleur que c’est de toujours combattre en d’dant! Surtout un combat que tu ne comprends même pas. C’est là que mes réflexions deviennent encore plus profondes et difficiles.
Chaque jour, je me bat contre moi-même et je suis consciente que je ne suis pas la seule qui vie ce genre de situation. On est trop souvent obligé de rester dans l’ombre. Pour moi l’ombre fait mal, j’ai besoin d’exprimer un peu ce que je ressens tout en dedans. Oui c’est flou, mais je crois que d’en parler, même si c’est juste un petit peu, sur un simple statut, pas trop clair pour certains, les choses pourraient peut-être changer.
Est-ce que je vais mieux? Je ne suis pas capable de répondre. En ce moment, trop de questions restent sans réponse. La seule question qui m’importe c’est : est-ce que je veux aller mieux? La réponse ne change jamais : OUI.



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