Ma critique : Les chambres rouges

Il y a quelques semaines, je suis allée au cinéma pour voir le film québécois Les chambres rouges. Je sais, j’ai tardé à vous publier cette critique. Heureusement, le film est toujours à l’affiche et sera ensuite disponible sur demande. 

Est-ce que j’ai aimé ? Oui. Est-ce un coup de cœur ? Non. C’est un excellent thriller psychologique et les comédiens sont incroyables, mais j’ai quelques fois perdu le fil de l’histoire. Je crois avoir manqué quelques informations pendant le visionnement, j’ai donc très hâte de le revoir.

Le film parle de Kelly-Anne : une mannequin et (on le découvre rapidement) une pirate informatique. Elle devient obsédée par le procès de Ludovic Chevalier qui est accusé du meurtre de trois adolescentes à qui il aurait infligé d’immenses sévices qu’il a filmés et publiés sur le dark web. Horrible. On suit Kelly-Anne qui arrive en avance, la nuit, pour s’assurer d’avoir accès à une salle de cours. Elle est donc catégorisée comme « groupie » du tueur. 

Le film fait preuve de pudeur. Plutôt que de montrer l’atrocité des crimes au centre de l’intrigue, le réalisateur a préféré les suggérer. On ne voit jamais la torture vécue par les victimes. Il y a quelques moments dans le film ou on entend la douleur et l’atrocité, mais c’est principalement dans les yeux des protagonistes que l’on comprend l’immensité des gestes. C’est les conséquences psychologiques de la violence qui est en avant-plan dans ce film.

Ce n’est donc pas un film sur le tueur appelé le démon de Rosemont, mais plus un film sur les groupies qui ressentent une admiration pour lui. Un phénomène très connu à travers le monde qui, personnellement, me rend extrêmement mal à l’aise.

Kelly-Anne est d’ailleurs malaisante : elle semble cacher quelque chose, mais on comprend très bien qu’elle a besoin d’assouvir son voyeurisme sadique. On ne comprend pas trop son but, sa quête, ni son comportement étrange. Est-elle du côté du tueur ? Des victimes ? Est-ce qu’elle croit que Ludovic Chevalier est coupable ? Innocent ? Ce n’est pas clair. C’est selon moi LA chose qui nous accompagne tout au long du film.

J’ai adoré la fin du film. Je ne dirai rien parce que je ne veux pas divulguer de spoiler, mais le jeu de la comédienne est incroyable. Quand le film s’est terminé, suis tout de même restée sur ma faim. J’aurais aimé comprendre les motivations de Kelly-Anne : c’est resté flou dans mon esprit.  

C’est un film à voir, je n’ai aucun doute là-dessus !

Thriller psychologique de Pascal Plante. Avec Juliette Gariépy, Laurie Babin, Elisabeth Locas, Natalie Tannous, Pierre Chagnon, Guy Thauvette, Maxwell McCabe Lokos. Québec, 2023, 118 minutes. 

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