La comédie musicale Hair : interdire l’interdiction

Jeudi dernier, je suis allée voir la comédie musicale Hair avec ma mère. Je ne connaissais pas l’histoire de ce spectacle, mais j’avais hâte de le découvrir, en partie à cause de la distribution. J’adore Eléonore Lagacé et Philippe Touzel, j’avais beaucoup aimé la comédie musicale Footloose en 2017. Mais j’étais tellement curieuse de découvrir Delphine Morissette, Réginald Bellamy, Étienne Cousineau, Maxime-Olivier Potvin, Kevin Houle et Tom-Éliot Girard, tous des artistes que je n’avais jamais vu sur une scène, mais que j’apprécie beaucoup.

Je vais être 100% honnête, j’ai trouvé le spectacle un peu long et par moments, j’avais du mal à comprendre ce qui se déroulait sur la scène. Mais c’était beau. Le message encore plus. Même si cette pièce a été créée en 1963, les sujets abordés sont encore si actuels. J’ai été choquée et mal à l’aise plusieurs fois lorsqu’il était question d’inégalités, de racisme, d’homophobie et lors des scènes de guerre. Et je pense que ma réaction était la bonne. Cette comédie musicale dénonce les horreurs du passé, encore un peu trop présente aujourd’hui. Mon cœur n’a pas aimé voir les capuches blanches du Ku Klux Klan, ou entendre noir-rouge-jaune à plusieurs reprises et les bruits de mitrailleuses.

Je sais que l’histoire se déroule en pleine guerre du Vietnam où nombreux hommes américains ont dû partir contre leur volonté se battre. Là où le racisme était si fort et que les homosexuels n’étaient pas la bienvenue. Je comprends que le spectacle reprenne les sujets de la version originale de 1963, mais j’aurais modifié certaines choses.

J’ai cependant adoré les performances musicales et les chorégraphies, c’était spectaculaire. J’ai aussi beaucoup aimé la finale de l’acte 1, où le groupe de hippies fait un be in pour la liberté. On les voit tous regroupés derrière une immense banderole où s’est écrit : INTERDIRE L’INTERDICTION. J’ai eu des frissons, c’était un moment puissant. Cette comédie musicale c’est comme un hommage à la liberté sous toutes les formes, la liberté d’être la personne que nous souhaitons, qui on est, la liberté d’aimer qui on aime, la liberté de tous les êtres humains vivants des interdictions, de la discrimination, du racisme, etc. Il y a beaucoup d’humour dans le spectacle, peut-être pour amener une certaine légèreté dans les gros sujets abordés, mais ça n’enlève pas totalement les petits malaises.

Ma plus grande surprise: le comédien Kevin Houle. J’ai du mal à m’enlever de la tête son extraordinaire interprétation de Tristan dans la série québécoise Les Honorables. Il était froid, arrogant et manipulateur. MAIS le voir sur scène dans le rôle de Berger m’a vraiment ébloui. Je dois d’ailleurs dire que c’est grâce à son personnage que j’ai apprécié le spectacle.

J’ai su qu’un film basé sur la comédie musicale était sorti en 1979, il est d’ailleurs disponible sur Prime. Je vais l’écouter, par curiosité et pour pouvoir comprendre un peu mieux cette pièce.

Pour en savoir plus sur l’histoire de cette comédie musicale, c’est juste ICI. La comédie musicale sera présentée à Québec au mois de décembre.

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